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4ème de couverture

 

   Par le pouvoir qu’ils ont d’engendrer la vie, les parents détiennent la puissance sacrée du Père et de la Mère. Nos projections leur assignent une telle aura mythologique, qu’il faut bien des années pour que nous contactions enfin des êtres réels, par-delà les archétypes qu’ils représentent. Poser la question des parents, c’est entrevoir celle du mystère des origines. C’est retourner à cette entité primordiale que représente le couple parental, c’est revenir à l’union qui a permis notre conception. L’astrologie, dans son langage symbolique, peut nous aider à identifier et résoudre nombre de problèmes liés à notre famille d’origine. Elle peut le faire parce qu’elle est à même d’élargir notre horizon, en mesurant notre hérédité terrestre à l’aune de notre hérédité cosmique, présente dans le ciel de naissance de chacun.

 

 

 

 

 

 

 

Extrait

Mars, principe d'extériorisation de soi

 

   Tandis que le Soleil représente le Héros que nous sommes censés devenir, Mars correspond à la force de mise en œuvre sans laquelle le Soleil resterait à l'état de vagues promesses. Au sens philosophique, le Soleil est la puissance, tandis que Mars est l'acte.

  Vivre solaire, ce n'est pas cultiver une image idéale de soi-même. Vivre solaire, c'est émerger et s'exposer, c'est oser et risquer. Pour que l'individu s'affirme face aux mille défis de l'existence, le Soleil doit pouvoir compter sur Mars, son compagnon de route.

    En offrant Mars au Soleil, nous ne décrétons pas l'extinction des doutes, ni des craintes. Nous signons la victoire beaucoup plus modeste, mais combien importante, de celui qui choisit, malgré ses incertitudes, et qui avance, quelles que soient ses appréhensions. Même s'il se présente quelquefois des virages décisifs où nous devons faire preuve d'une véritable audace, notre héroïsme se mesure bien plus dans notre capacité quotidienne à quitter le lit douillet et les rêves de la nuit, et à affronter, tout au long de la journée, les difficultés qui ne manquent pas de survenir. À chaque instant, nous avons le choix d'agir, d'aller de l'avant ; à chaque instant, le courage peut triompher de la peur de vivre. À chaque instant, aussi, nous risquons de rejoindre les soleils qui disent non au jour et d'alimenter le grand égrégore de l'impuissance humaine.

   Sans Mars, nul ne prendrait jamais le chemin du Soleil. Sans lui, nous ne commencerions rien. D'ailleurs, comment aurions-nous la force de naître ? En tant que première planète dont l'orbite est extérieure à celle de la Terre, Mars est un principe de séparation qui pousse l'homme à sortir de lui-même et à imprimer ce qu'il est sur son entourage. Au moment de la naissance, il nous permet de quitter le ventre maternel, puis il nous pousse à conquérir un espace plus vaste que les rideaux de notre berceau et à étendre, ainsi, notre indépendance. Tout au long de la vie, il est la clé de la liberté, la pulsion vitale de la différenciation.

   Quand il s'agit de définir le Héros, certains prennent le parti de Mars : " Mets-toi donc en mouvement (Mars) et c'est en agissant que tu découvriras qui tu es (Soleil) ! " Si une telle option a la faveur de ceux qui en appellent à la primauté de l'existence, en revanche, elle n'a guère la cote chez ceux qui revendiquent la prééminence de la conscience : " Vois d'abord ce que tu es censé devenir (Soleil) et œuvre en conséquence (Mars) ! " Loin de s'exclure mutuellement, ces deux propositions décrivent, en fait, l'ensemble du cycle Soleil-Mars. Quand on accentue la mise en œuvre martienne, on se réfère à la partie croissante du cycle et quand on insiste sur la conscience solaire, on se rapporte à l'hémicycle décroissant.

   Il est vrai qu'une vie sans Soleil ne s'inscrit pas dans le devenir, qu'elle n'offre aucune perspective de croissance et qu'elle est dépourvue de sens. Il n'en est pas moins évident qu'une vie sans Mars ne nous offre pas le moindre moyen d'accomplir l'œuvre de notre existence. Dans les pages précédentes nous nous sommes focalisés sur la puissance solaire. À travers ce paragraphe, nous nous appliquons à valoriser l'acte martien, puissance solaire et acte martien étant les deux visages indissolubles du Héros[1].

  D'abord, il faut souligner que Mars est lié à la question du narcissisme. Quand nous osons prendre position, à travers nos paroles et nos actes, quand nous entreprenons quelque chose, l'estime de soi s'en trouve renforcée. Sur le plan de Mars, les obstacles qui se lèvent sur le chemin sont autant d'occasions où nous pouvons développer notre capacité à nous affirmer dans le monde. Pour Mars, la peur elle-même est un vecteur de l'action, une formidable opportunité de triompher de nos doutes et de nos restrictions.

  Chaque fois que nous amplifions les difficultés qui surviennent et que nous laissons tomber les bras, chaque fois que les craintes prennent les rennes de notre existence et qu'elles nous imposent de renoncer — dans quelque domaine que ce soit — notre énergie vitale s'en va à tire d'ailes et nous faisons fondre le capital confiance qui est le nôtre.

   Du point de vue du Soleil, c'est la confiance en soi qui nous permet d'agir ; du point de vue de Mars, c'est l'action qui nourrit l'estime de soi.

   Ensuite, le fait d'agir aboutit à une clarification des choses, ce n'est pas le moindre mérite du "passage à l'acte". Tandis que nous sommes assaillis de questions par rapport à une entreprise et que nous sommes tentés de la différer jusqu'à ce que tout soit bien défini, Mars induit une autre stratégie: " Vas-y, lance-toi ! Pose un premier pas, il te conduira tout naturellement à en faire un second ! Quant tu agis, les choses se clarifient d'elles-mêmes et tu appréhendes plus nettement tes motivations et tes buts ! "

   Du point de vue du Soleil, nous l'avons dit, c'est la conscience de ce que l'on est qui nous permet d'agir dans le bon sens ; du point de vue de Mars, c'est à travers l'action que l'on découvre le chemin à suivre et, partant, le chemin de ce que l'on est.

   Quand j'étais enseignant, j'étais souvent confronté aux démissions des élèves face à mes questions. Je recourais alors à une formule qui a fait maintes fois ses preuves : " Si tu avais quelque idée sur le sujet, que répondrais-tu ? " La plupart du temps, l'élève saisissait la perche ainsi tendue. En se libérant de l'impasse de l'inaction et du silence, il ne pouvait manquer de se valoriser. En se prenant au jeu de l'interpellation et du dialogue, il faisait un bon bout de chemin dans la clarification de sa pensée et dans la découverte de lui-même.

 

 


[1] Les deux principes qui suivent sont inspirés du livre de BARBARA SHER, Vous êtes doué et vous ne le savez pas, Jean Claude Lattès, 1996.